Pique Nique 

comme de tradition.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ Abeille Flandre à Monaco

 

Dans le cadre de ses conférences maritimes organisées tout au long de l'année, le Yacht Club de Monaco, propose  une nouvelle conférence dédiée au sauvetage en mer.
 
De l'Abeille Flandre à l'Abeille Bourbon, Christian Quillivic, Directeur Général des Abeilles viendra ainsi présenter 25 ans d'assistance et de sauvetage a Monaco. dans le cadre de ses conférences maritimes organisées tout au long de l'année, le Yacht Club de Monaco, en véritable animateur du port, propose le mercredi 15 octobre 2008 à 19h00, une nouvelle conférence dédiée au sauvetage en mer.
 .
Basé à Toulon et placé sous l'autorité du Préfet maritime, l'Abeille Flandre, en service depuis 1978, est un des cinq remorqueurs de BOURBON affrétés par la Marine nationale qui assurent la protection du littoral français et remplissent leur mission d'assistance et de sauvetage.
En 30 ans, L'Abeille Flandre a effectué plus de 825 opérations, dont des missions de secours à des navires en difficulté, des escortes de navires en avarie, des opérations de mise en alerte à proximité des navires ainsi que diverses autres opérations notamment la lutte contre les pollutions.
En alerte 7 jours sur 7 et toujours prêts à appareiller en moins de 20 minutes, L'Abeille Flandre et son équipage s'entrainent très régulièrement pour s'adapter aux évolutions de ces missions, en effectuant notamment différents exercices organisés par les Préfectures Maritimes.
 
A propos de la société Les Abeilles
Sous contrat avec la Marine nationale depuis 1976, la société Les Abeilles assure une action de prévention et de protection du littoral français, 24h/24 et 7j/7. Ses missions : prévenir les échouements, assister et secourir les navires en détresse, combattre les risques de pollution. Membre de l'International Salvage Union (ISU), Les Abeilles dispose d'une flotte de 5 remorqueurs d'assistance et de sauvetage (Abeille Bourbon, Abeille Liberté, Abeille Flandre, Abeille Languedoc et Carangue) et s'appuie sur les compétences de 130 collaborateurs. Les Abeilles a effectué plus de 400 opérations d'assistance ou de sauvetage, plus de 400 opérations d'escorte de navire en avarie et plus de 600 stand-by à proximité de navires en difficulté
 

 

L’EXPOSITION REINES D’EGYPTE A FERME SES PORTES

 

L’exposition « Reines d’Egypte » produite par le Grimaldi Forum Monaco, qui s’est déroulée du 12 juillet au 10 septembre 2008, a remporté un franc succès auprès du public avec 73.000 visiteurs.
Mise à part l’exposition hors-norme « Les années Grace Kelly, Princesse de Monaco » qui avait battu tous les records d’entrées en 2007 avec 135.000 visiteurs, « Reines d’Egypte » a enregistré 10 000 visiteurs de plus que « Impérial Saint-Pétersbourg » exposition estivale de 2004, devenant ainsi la seconde exposition la plus fréquentée au Grimaldi Forum Monaco.
Le centre culturel de la Principauté a créé l’événement en mettant en lumière, sur près de 4000 m2, les personnages des « Reines d’Egypte ».
La commissaire de l’exposition, Christiane Ziegler, avait ainsi réuni près de 250 chefs d’œuvre pour illustrer ce thème, en provenance des plus grands Musées du monde : Le Caire, New York, Paris, Berlin, Munich, Londres, Turin, Moscou… qui prennent le chemin de retour vers leur Musée.
La scénographie, spectaculaire, était signée par François Payet, déjà auteur de l’exposition du Grimaldi Forum sur Saint-Pétersbourg qui avait retracé en 2004 l’histoire de la ville, du règne de Pierre le Grand à celui de Catherine II.
Le Grimaldi Forum Monaco vous donne rendez-vous à l’été 2009 pour une exposition entièrement dédiée à l’un des artistes contemporains américains les plus renommés : Jeff Koons.

 

 

LES ANNÉES GRACE KELLY PRINCESSE DE MONACO à MOSCOU

 

Après son immense succès au Grimaldi Forum Monaco durant l’été 2007, avec 135.000 entrées, c’est à Paris, à l’Hôtel de Ville, que l’exposition a connu la première étape de son itinérance mondiale.
Ce lieu emblématique de la capitale française a d’ailleurs enregistré à cette occasion le plus grand succès pour une de ses expositions, puisque ce sont 75.000 visiteurs qui sont venus la découvrir, du 10 juin au 16 août.
La prochaine étape des « Années Grace Kelly, Princesse de Monaco » sera Moscou, à la Fondation Culturelle Ekaterina du 10 octobre au 5 décembre 2008.
L’exposition sera officiellement inaugurée le 9 octobre en présence de SAS la Princesse Stéphanie.
L’espace de 850 m² s’organise sur 2 niveaux et bénéficiera de la scénographie signée Nathalie Crinière.
Frédéric Mitterrand, commissaire de l’exposition, a souhaité développer encore plus la section du « Royaume Enchanté » en y apportant de nombreux tableaux de peintres russes comme Chialiapine et Sorine qui ont beaucoup peint les familles nobles russes installées sur la Côte d’Azur.
Une édition en russe du catalogue édité par Skira et le Grimaldi Forum Monaco sera disponible à la Fondation Culturelle Ekaterina.
« Les Années Grace Kelly, Princesse de Monaco » retrace tous les moments et toutes les facettes de Sa vie, de la star hollywoodienne Grace Kelly à la Princesse monégasque impliquée au quotidien dans le rayonnement international d’une Principauté qui l’a adoptée et aimée dès son apparition sur le Rocher en 1956.
 

       LA PRINCESSE IRA ET SES COUPES

 

 
 
“ Je fais un travail artisanal au fond ”. Dans sa suite de l’hôtel Hermitage, la princesse Ira de Fürstenberg prépare ses objets précieux. Des coupes, des cadre, des piéces iniques…..toutes en cristal de roche. “ C’est un materia que j’adore, il me fait rêver ” confie la princesse manuelle qui confectionne des objets depuis presque une décennie. De Paris à Hong Kong en passant par la Californie, Ira de Fürstenberg vend ses objets. Pas étonnant quand on sait que la confection des objets passe aussi par le monde entier.“ J’ai trouvé des éléphant en bois, en Afrique du Sud que j’ai fait refaire en cristal de Roche à Madagascar,puis j’assemble et je fais monter le travail en Italie ”. Coupes surmontées de poissons, de cerises, ou d’ éléphants précieux.....   “ mais j’ai une clientéle fidèle en Principauté ”. Un pays où elle a dèjà écoulé quelquesunes de son millier de piéces déjà confectionnées. La derniére s’est vendu pour 25.000 euros.                                                              
                                                                                                      
                                                                                                               
 

 

REINES D’EGYPTE

 
« La plus brillante des civilisations », « Magique et mystérieuse »… Les qualificatifs ne manquent pas pour désigner une Egypte ancienne, source de fascination et
d’admiration, qui n’en finit pas de livrer des secrets engloutis et des trésors enfouis sous une histoire plusieurs fois millénaire. Si les expositions consacrées à ce thème sont légion, pour la première fois le Grimaldi Forum Monaco va créer l’événement en mettant en lumière, sur près de 4000 m2, les personnages des « Reines d’Egypte ».
La commissaire de l’exposition, Christiane Ziegler, a réuni près de 250 chefs d’oeuvre pour illustrer ce thème, des chefs d’oeuvre en provenance des plus grands
Musées du monde : Le Caire, New York, Berlin, Munich, Londres, Turin, Moscou… et bien sûr le Louvre, dont Mme Ziegler dirigea jusqu’en mai 2007 le prestigieux Département des Antiquités égyptiennes. La scénographie, spectaculaire, est signée par François Payet, déjà auteur de l’exposition du Grimaldi Forum « Impérial Saint-Pétersbourg » qui avait retracé en 2004 l’histoire de la ville, du règne de Pierre le Grand à celui de Catherine II. A partir du 12 juillet, préparez-vous à la rencontre inédite de la femme égyptienne, à la fois épouse, mère et fille de pharaons qui a influencé trois mille ans de l’histoire de l’Egypte, et ce à travers les portraits de personnalités d’exception telles que Cléopâtre, Néfertiti, Néfertari ou Hatchepsout… et bien d’autres souveraines qui ne demandent qu’à se révéler au grand public.
 
VOYAGE AU COEUR COEOEOEUR DE L’EXPOSITION
C’est par thématiques que s’effectue la narration du sujet tout au long de l’exposition, car si la fonction des reines a varié au cours des millénaires, il s’en dégage néanmoins des constantes : le statut des femmes, de la famille royale, leur cadre de vie, leur rôle religieux, les emblèmes attachés à leur représentation… On retrouve là les principales sections de l’exposition. Mais dans le même temps Christiane Ziegler a voulu mettre en scène de grandes figures comme Hatchepsout, Tiy, Néfertari ou Cléopâtre : elles ont trouvé leur place dans le parcours, tout en préservant la part du mythe qui veut que les reines d’Egypte continuent à faire rêver… L’exposition débutera par Cléopâtre qui est la reine d’Egypte la plus populaire bien qu’elle ait été d’origine grecque. De la Cléopâtre mythique, dont l’image est aujourd’hui véhiculée par les films et la publicité, nous passerons au personnage historique tel que nous le dévoilent les documents. Le parcours de l’exposition s’achèvera avec une autre reine, moins connue du public : c’est Taousert, dont la tombe se visite aujourd’hui dans la Vallée des Rois et qui a inspiré à Théophile Gautier son fameux « Roman de la Momie ».
Entre temps le visiteur sera entraîné dans un fabuleux voyage à travers l’Egypte ancienne au cours duquel il découvrira les multiples facettes de ses souveraines. D’abord leur statut social : le titre de reine est composé par rapport au roi régnant ; on est « mère du roi » ou « épouse du roi ». Certaines « filles de roi », titre que nous traduirions par « princesse », se voient conférer par leur père le titre d’« épouse du roi ». On saisira d’emblée que les liens intimes du pharaon avec plusieurs générations de femmes doivent sans doute être recherchés dans les mythes égyptiens : l’association mère-épouse-fille était conçue comme un symbole de création perpétuelle. A ce titre les reines égyptiennes ont joué un rôle fondamental dans le renouvellement du pouvoir royal et la survie du pharaon dans l’au-delà. Puis nous pénétrerons au coeur de l’un des plus fameux harems, le harem de Gourob. Christiane Ziegler a confié cette section à sa collaboratrice Marine Yoyotte qui prépare une thèse de doctorat sur ce sujet. Les épouses secondaires du roi étaient très nombreuses. On comptait parmi elles des princesses étrangères renforçant ainsi des alliances avec leurs voisins. La plupart des femmes et des enfants de la maison royale étaient regroupées dans des institutions auxquelles on donne habituellement le nom de « harem ». C’était un lieu de vie, un centre économique qui n’était pas à l’abri des turbulences de la vie politique car dès le  temps des pyramides, il s’y trama des complots dont les échos nous sont parvenus. La section suivante sera consacrée à l’image de la reine. Les représentations de reines exaltent leur beauté, se conformant à un idéal qui varia selon les époques. Sauf très rares exceptions, elles sont figurées dans l’éclat de la jeunesse. Le luxe et le raffinement qui les entourent se manifestent par les vêtements, les bijoux
nombreux et les objets de toilette, propres à rehausser leur beauté. Comme le pharaon, la mère du roi et sa « grande épouse royale » se distinguent du reste des
humains par des emblèmes qui sont empruntés aux dieux. Ensuite on abordera leur rôle religieux. Les scènes de culte montreront les reines accomplissant les rites au côté du pharaon. Usant de leur charme pour plaire aux dieux, elles agitent en cadence des instruments de musique sacrée dont le son était agréable aux oreilles divines. Leur présence traduit une théologie où l’épouse royale est solidaire du pharaon comme garant de l’équilibre du monde. On découvrira l’importance particulière des « divines adoratrices du dieu Amon » : reines ou princesses, elles voient leur importance croître avec le temps. Prêtresses d’Amon de Thèbes, elles constituent au premier millénaire la principale autorité religieuse et possèdent des richesses considérables. Elles sont alors vouées au célibat et se succèdent par adoption, chaque conquérant plaçant sa fille à ce poste stratégique. Enfin certaines reines furent divinisées après leur mort comme Ahmès Néfertari dont la personnalité est ici évoquée. Un culte lui fut voué à l’époque des Ramsès, principalement sur la rive gauche de Thèbes. Elle est souvent adorée en compagnie de son fils, le roi Amenhotep Ier. Les reines exercèrent-elles une influence véritable sur la conduite du pays ? C’est ce que traitera la section suivante à travers plusieurs exemples. La reine Tiy semble avoir été une conseillère écoutée de son époux Amenhotep III. Elle entretint une correspondance diplomatique avec les plus grands souverains de son temps. Iahhotep, mère d’Amosis, exerça sans doute la régence en une période troublée. Hatchepsout est une des rares souveraines à avoir exercé le pouvoir absolu, empruntant les titres et l’apparence du pharaon. L’exemple nubien des « candaces » ou « reines noires » de Méroé (Soudan) montre qu’il y eut à certaines époques un véritable partage du pouvoir dans la vallée du Nil.
 
 

 

RENCONTRE AVEC CHRISTIANE ZIEGLER
COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION
 
« Jamais autant de chefs d’oeoeoeoeuvre n’ont été rassemblés pour célébrer les Reines »
1- Beaucoup de choses ont été vues et dites sur l’Egypte… En quoi l’exposition du Grimaldi Forum revêt-elle un caractère unique ?
C’est en effet la première fois qu’une exposition est consacrée aux reines d’Egypte. Celle-ci est unique aussi par la qualité et le nombre des chefs d’oeuvres qui sont rassemblés à cette occasion, en provenance des plus grands musées du monde. On y découvrira beaucoup de pièces prestigieuses qui n’ont jamais été exposées en Europe. C’est le cas de la très belle « princesse d’Abydos », du somptueux collier d‘or attribué à la reine Tiy et de la statue colossale de cette souveraine qui vient tout récemment d’être découverte à Karnak qui quittent pour la première fois le musée du Caire. Et les autres musées se sont montrés tout aussi généreux. Par exemple un grand bas-relief figurant Touy, la mère de Ramsès. II n’était jamais sorti du musée de Toronto. Mais je ne peux ici citer tous ces prêts très importants.
2 – Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’approche de la thématique sur les reines ?
C’est une idée que je caresse depuis mes premières années d’Egyptologie. A l’époque Jean Leclant, mon Professeur à la Sorbonne, m’avait donné comme sujet de maîtrise « Recherches sur l’iconographie de la reine Tiy ». Il n’y avait pratiquement pas de livres sur les reines et c’était absolument passionnant pour une jeune étudiante de mener cette enquête. Puis tout au long de ma carrière au Louvre j’ai orienté mes recherches dans d’autres directions, notamment lorsque les fouilles que je dirige à Saqqara ont donné lieu à d’exceptionnelles découvertes. Mais je garde toujours une tendresse particulière pour les reines et il m’arrive encore de publier dans les revues savantes des études traitant de ce sujet. Plus récemment j’ai eu le privilège d’organiser une exposition internationale dédiée au Pharaon que plus de deux millions de visiteurs ont eu l’occasion de voir. C’était la première exposition sur l’institution pharaonique. En préparant le catalogue j’ai été frappée du fait que « l’aspect féminin de la royauté » n’avait jamais été présenté au public bien que, ces dernières années, des recherches aient mis en lumière le rôle que jouaient les mères, épouses et fille du pharaon. De plus cette exposition correspond à une vraie attente du public et des médias comme le montrent les différentes productions qui fleurissent depuis son annonce : un film sur les reines a été réalisé pour la télévision française à la fin de l’année dernière ; un « beau livre » sur les reines vient de paraître en Italie ; et d’autres
ouvrages « grand public » sont en préparation.
3- Peut-on parler d’une exposition féministe au regard de tous les hommages rendus jusqu’alors à nombre de rois et pharaons ?
Non on ne peut pas parler de féminisme. L’exposition ne vise pas à réhabiliter les reines d’Egypte, même si la mémoire de quelques unes comme Hatchepsout et Cléopâtre a été poursuivie par leur successeur. Les raisons en étaient politiques et religieuses. Hatchepsout a été considérée comme une usurpatrice. Les auteurs antiques ont prêté tous les vices à Cléopâtre, car c’était une ennemie de Rome. La plupart des autres reines sont tombées dans l’oubli à part Néfertiti dont la beauté
moderne séduit nos contemporains. Leurs tombes ont disparu ou ont été pillées. Mais il est vrai que dans l’Egypte ancienne les femmes jouissaient d’une position privilégiée par rapport à la condition féminine dans beaucoup d’autres sociétés. Ainsi elles pouvaient exercer certains métiers, être membre du clergé, posséder
des biens en propre et les léguer… Le débat sur leur degré d’autonomie est loin d’être clos. L’activité féminine par excellence se définissait par l’épithète « la maîtresse de maison » que portaient les dames mariées de la bonne société. Qu’en était-il des reines ? Certaines ont exercé le pouvoir dès les époques les plus anciennes et leur présence au côté du pharaon est largement attestée. Eurent-elles un rôle politique ? ou bien purement religieux ? pour les reines-mères, en assurant, l’origine divine du pharaon par une union mystique avec le dieu ; pour « la grande épouse royale » en garantissant l’équilibre du monde comme contrepartie divine de son époux. Quel était le sort des épouses secondaires ? C’est à toutes ces questions que l ‘exposition tente de répondre.
4- Quelles sont, selon vous, les principales difficultés rencontrées par le commissaire d’exposition dans la narration de ce sujet ?
Le sujet est extrêmement séduisant mais beaucoup plus complexe qu’on ne le croit. Je voulais m’adresser à un large public tout en tenant compte des avancées scientifiques les plus récentes. Il fallait construire un discours « savant » mais intelligible au plus grand nombre. Une exposition n’est pas un livre, elle est avant tout visuelle : je cherchais des oeuvres qui soient à la fois significatives et fortes, qui s’imposent par leur présence. La principale difficulté a été leur rareté. Il est aisé d’illustrer des thèmes comme le pharaon, les coutumes funéraires égyptiennes ou la vie quotidienne; la documentation les concernant est abondante. L’exercice est beaucoup plus
difficile quand il s’agit des reines. Au fur et à mesure que la préparation de l’exposition avançait, je constatais à quel point les objets susceptibles de « parler » au visiteur étaient peu nombreux. C’est très paradoxal. Par exemple chacun connaît Néfertari dont l’image a été popularisée par les colosses d’Abou Simbel et le décor magnifique de sa tombe de la Vallée des Reines ; en fait on constate qu’il existe peu d’objets intacts la représentant ou portant son nom. Il en va de même pour Cléopâtre. Car ce sont les grands temples d’Egypte qui montrent les images les plus évocatrices des reines ; elles y sont figurées en bas relief sur les murs et sculptées sur les statues colossales de leur époux. Et les tombes des reines ont été pillées ou n’ont pas été retrouvées. D’autre part, beaucoup d’oeuvres très fameuses ne peuvent pas voyager du fait de leur extrême fragilité : c’est le cas de la splendide tête de Néfertiti qui fait la fierté du musée de Berlin. Enfin certaines pièces importantes étaient déjà promises à d’autres expositions ; le public ne peutì imaginer à quel point les oeuvres d’art circulent aujourd’hui.
5- Que souhaiteriez-vous que le public retienne au terme de sa visite ?
Qu’après avoir pris beaucoup de plaisir, il reparte plus instruit et plus curieux qu’il n’y était entré.
 
SCENOGRAPHIE
… A travers une succession de mises en scènes poétiques ou figuratives, à travers des ambiances baignées de lumière ou à contrario plongées dans la pénombre, à
travers des lieux teintés de couleurs ombrées ou chatoyantes, l’exposition fait vivre au visiteur une véritable épopée qui le plonge dans l’histoire : la vie des Reines d’Egypte.
Le parcours scénographique est composé ainsi de lieux : des espaces intérieurs, (chambres, palais…), des architectures extérieures, ou encore un bateau longeant
le Nil, un tombeau creusé dans la montagne : tous ces lieux de vie, qui donnent aux Reines d’Egypte tous les reflets de leurs personnalités et de leurs histoires. L’espace de ces mises en scène est conçu comme un écrin pour la mise en valeur des oeuvres présentées : véritables chef-d’oeuvres de l’art égyptien. Entre chaque salle évoquée, un espace didactique confortable est spécifiquement conçu pour présenter des textes et des schémas expliquant le thème de la salle suivante. Pour évoquer les thèmes fondateurs de l’histoire de l’Égypte ancienne, quatre salles de projection sont réparties dans le parcours : l’Égypte et son territoire, l’Egypte et son histoire (chronologie des Reines), l’Egypte et la vie quotidienne des Reines, l’Egypte et ses Dieux. Ces salles sont conçues pour donner les moyens au visiteur de comprendre à la fois les grandes notions historiques, géographiques et sociales de cette civilisation et de donner les outils nécessaires à la compréhension et à l’appréciation des oeuvres. Ce dispositif associé à celui des salles didactique d’introduction, n’interfère pas avec la présentation des oeuvres et permet de disposer dans les salles une signalétique minimale.
 
PARCOURS DE L’EXPOSITION
I – Cléopâtre, le mythe :
L’exposition s’ouvre à nous par la sensation la plus suave que notre imaginaire retienne dès l’abord du mythe égyptien : la représentation hollywoodienne de Cléopâtre. La scénographie nous offre un décor rouge et dorée, des rideaux à franges, un grand plateau de cinéma évoquant un char romain et la projection d’un extrait du Film de Joseph L. Mankiewicz avec Elizabeth Taylor et Richard Burton en fond d’espace.
II – Cléopâtre et l’Antiquité :
L’espace d’exposition suivant se vit sur le ponton d’une barque égyptienne. Au centre du pont, le visage de Cléopâtre concentre son regard sur César qui, de profil la regarde, lui aussi. Une grande statue de Cléopâtre VII, prêtée par le musée de Saint-Pétersbourg, à l’allure digne, semble être la gardienne de la scène. La mise en scène se réfère à la croisière sur le Nil que César et Cléopâtre effectuèrent véritablement en 47 avant JC. Mère, épouse ou fille de roi : le statut des reines d’Egypte
III - La scénographie des mères s’effectue dans une suite de trois alvéoles
évoquant un intérieur d’appartement de reine au mur de pierre peinte de teinte ocre rouge, et dont certaines niches sont de couleur turquoise. Ces pièces s’ouvrent chacune sur une « fenêtre » donnant sur le paysage de Géza et des pyramides.
IV - la salle des épouses évoque un extérieur, ou chaque bloc de pierre situé
devant un temple baignerait sous la lumière écrasante du pays. Chaque bloc présente des oeuvres variées de bijoux, d’ouchebtis, ou de colosses. En fond de scène, une grande façade de temple avec ses refends imposants et son portique d’entrée ferme la perspective.
V - Dans la salle des filles, le visiteur est saisi dès l’entrée par un rythme
successif de puits de lumière. Les rais de lumière prennent appui sur de grands tulles suspendus que le faisceau caresse et dessine du haut jusqu’au au sol. Les rayons semblent dans leur chute inonder les vitrines de leur lumière. Chacune d’elles, support aux formes semi-pyramidales, semble émerger du sol pour tendre vers le ciel.
VI – Epouses secondaires, harem et concubines :
Après ces évocations multiples du monde extérieur, et pour prolonger l’émerveillement du visiteur, la salle suivante le plonge dans l’atmosphère ouatée et dense d’une salle de palais. La salle est composée d’un rythme de haute colonnes disposées en péristyle, le rythme est lourd et puissant, l’espace entre chacune d’elles semble comprimé, leur dimension semble avoir quelque chose de surnaturel. Les oeuvres disposées au centre de cette composition sont comme des points de lumière intenses qui concentrent toute l’attention, ce sont les bijoux, les statuettes, les stèles de scribes, les papyrus et d’autres objets artisanaux : c’est l’ensemble de la vie qui grouille dans les dédales de ces petites cités que constituent les harems. Autour de la salle centrale d’autres salles adjacentes de dimension plus modestes et plus intimes, font revivre d’autres richesses de la vie de ces ruches humaines :l’éducation des princes, les mariages diplomatiques, les intrigues et dans une alcôve enveloppé de tulles … de prudes scènes d’amour : « Akhenaton et Néfertiti s’embrassant, entourés de deux de leurs filles » (103) ou « le relief représentant une reine enlacée par Montouhotep II » (105) ; au centre du cocon à la lumière tamisée, « un fragment de statue colossale : deux mains entrelacées ». (107) Les visiteurs avancent et dérivent avec délectation dans les richesses de ces espaces où chaque objet est présenté, seul sur son support. Ils peuvent tourner autour et s’émerveiller. Chaque nouvelle vitrine abrite un trésor.
VII - L’image de la Reine : beauté féminine et attributs divins
Ici, la puissance évocatrice de la Beauté se révèle à nous dès l’entrée : tous les visages et les corps sculptés jaillissent de la pénombre pour se présenter directement à nous. Ils sont tous là, mis en lumière et tournés vers le visiteur, ils marquent de leur existence tout l’espace. Les visiteurs les croisent ou plus justement les rencontrent. Ils peuvent tourner autour : les yeux et les corps sont à la hauteur des leurs. Le dispositif des socles réalisés a la forme de bassins qui baigne de lumière miroitante, et qui se distribuent en damiers dans l’espace.
VIII - Le rôle religieux de la Reine :
L’espace évoque les lieux de rituel, entre quatre parois inclinées qui donnent aux murs un effet de masse, de puissance et suscite le respect. Le lieu est impressionnant par sa gravité. La composition de cet espace s’effectue pour que le visiteur ait la sensation qu’il entre dans une suite d’alcôves de plus en plus intimes et fermées au commun des mortels. Dans la dernière salle, dans une niche est présentée l’oeuvre la plus emblématique de l’exposition.
IX - L’exercice du pouvoir : ce lieu n’est qu’une immense enfilade de murs épais
créant une suite de niches propices à la présentation des oeuvres (regroupement de deux à trois oeuvres par alvéole). Le rythme rectiligne des refends et des pierres évoque la force du pouvoir de la classe dominante et le respect d’une autorité puissante et établie. Epilogue : Roman de la momie et salle du tombeau : La véritable Taousert Dans cette dernière section, le visiteur retrouve les ambiances de mise en scène et de décors qu’il avait vécu à l’entrée de l’exposition : mais ici le visiteur - après
s’être infiltré dans l’ouverture d’une paroi rocheuse - découvre le tombeau de la tombe de Taousert …
X- La salle du tombeau de la tombe Taousert
Tout le décor peint est présent sur les murs, ainsi que le plafond voûté de ces salles, de même que l’éclairage tremblotant des lampes torches : cette ambiance ainsi que la mise en scène du tombeau sera une plongée magique dans l’univers du roman de la momie de Théophile Gauthier.
XI – Le roman de la momie
Le visiteur s’attardera dans la salle de lecture d’une bibliothèque du XIXe siècle, évoquant celle de Théophile Gautier, composée de boiseries, de tableaux et de
livres .Ce sera l’aboutissement du long périple qui fut celui du parcours proposé : du paysage du Nil aux barques de Néfertiti, des espaces « lumière » à la pénombre
des harems, du « paysage » des beautés féminines, aux parois lourdes et pesantes des lieux de culte et d’autorité. Par l’évocation de la mort et la salle du tombeau
… le visiteur sortira de ce cheminement et de ce voyage comme s’il avait vécu un rêve…

 

 

Un événement incontournable, le VIIème Festival de la Musique sacrée,  sous le Haut patronage de S.A.S. le Prince Souvrain

Un événement incontournable, le VIIe Festival de la Musique Sacrée. Dans le cadre du VII Festival de Musique Sacrée et en collaboration avec la Fondazione Festival Pucciniano-Torre del Lago sont organisé 4 concerts, a partir du mardi 3 juin au vendredi 6 juin 2008 à 20H00 à la Cathédrale de Monaco. C'est un Festival qui, au fil des années, a acquis une importance grandissante sur la scène musicale du genre.Désormais Monaco est, aussi grâce à son festival de la musique sacrée, une réalité dans la culture internationale et surtout de la musique classique.
  

 

Jeremy Williams : L'histoire du cottage irlandais depuis la toiture en chaume jusqu'au cottage orné — une tradition vivante
 
 
Jeremy Williams vient de donner une conférence à la Bibliothèque Irlandaise Princesse Grace (placée sous l’égide de la Fondation Princesse Grace) à Monaco-Ville.
 
Architecte, historien, artiste, illustrateur, et conseiller auprès de The Irish Georgian Society qui œuvre à la sauvegarde du patrimoine architectural en Irlande — Jeremy Williams est l’un des rares architectes puisant son inspiration dans l’histoire de son pays. Ainsi, l’essentiel de son œuvre est de style néo-Palladien, tout particulièrement le Ritz Carlton Hotel qui vient d’ouvrir à Powerscourt (comté de Wicklow) où la colonnade en demi-cercle et les voûtes en arcades créées par Jeremy Williams évoquent les arènes de l’Empire Romain. Pour des commandes individuelles, il s’inspire également du cottage traditionnel au toit de chaume si caractéristique de la période romantique. 
Illustrant sa présentation à la Bibliothèque Irlandaise avec des diapositives de certaines de ces maisons (dont quelques-unes dénotent même d’influences africaines !), Jeremy Williams a montré que le cottage irlandais est beaucoup plus que quatre murs passés à la chaux, une épaisse toiture en chaume et une cheminée. L’un des plus magnifiques « cottages ornés » est le célèbre Swiss Cottage près de Cahir (comté de Tipperary); ancien pavillon de chasse construit vers 1810, cette chaumière a nécessité des précautions exceptionnelles lors de sa restauration. La bâtisse est attribuée à John Nash – l’urbaniste et architecte attitré du roi George IV dont l’œuvre oscillait entre néoclassicisme et éclectisme pittoresque.
 
Jeremy Williams a présenté d’autres d’œuvres créées par d’éminents architectes d’autrefois qui, à la demande de clients à l’esprit particulièrement éclairé, durent recréer tout un système d’éco‑environnement en hommage à Jean-Jacques Rousseau, le philosophe français du dix-huitième siècle. Ceci offrant un vif contraste avec l’authentique cottage rustique comme ceux qui furent le berceaux des aïeux de la Princesse Grace (Drimurla, comté de Mayo) et de John Fitzgerald Kennedy (New Ross, comté de Wexford).
 
 

 

L'exposition "Les Années Grace Kelly, Princesse de Monaco" à la conquête de Paris
(Hôtel de Ville, du 10 juin au 16 août 2008)

 
La Maire de Paris rend hommage à la Princesse Grace de Monaco en accueillant l’exposition présentée au Grimaldi Forum à l’été 2007. Sous le commissariat de Frédéric Mitterrand, cette exposition retrace moments et facettes de la vie de Grace Kelly.
De la star hollywoodienne à la Princesse monégasque, itinéraire d’une femme magnifique au destin exceptionnel, l’exposition se propose d’emmener le visiteur au coeur des souvenirs des «Années Grace Kelly, Princesse de Monaco». Une exposition hommage qui feuillette un album photos signé des plus grands noms de la photographie (Howell Conant, Cecil Beaton, Irving Penn…), une exposition qui dévoile la correspondance que Grace Kelly a entretenue avec ses amis d’Hollywood et les grands de ce monde (Jacky Kennedy, Alfred Hitchcock, la Callas, Cary Grant…), une exposition qui présente des objets personnels, une partie de sa garde-robe (dont sa robe de mariage), des bijoux ou encore de nombreux accessoires de mode, comme le célèbre sac Kelly signé Hermès.
Le cinéma, sa première vie, sera largement représenté.Montage d’extraits de ses principaux films, large espace consacré au film d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur Cour, mais aussi séquences de films familiaux tournés par Grace Kelly elle-même et qui permettent d’entrer de plain-pied dans sa vie quotidienne.
Au travers de cette femme disparue trop tôt, c’est toute une époque qui se dessine.
Une époque qui veut oublier une seconde guerre mondiale meurtrière. Une époque où une femme, Grace Kelly, quitte son Amérique natale et lui préfère, par amour, la vieille Europe…
 
 


 

 

 

 

La Princesse Grace de Monaco

 

La mère de S.A.S. le Prince Albert II, née Grace Kelly, est toujours présente dans les mémoires, vingt-cinq ans après sa disparition. Pendant les vingt-six années passées à Monaco auprès de son époux le Prince Rainier III, elle a tant fait pour son pays d’adoption !

Les origines de Grace Kelly.

 
Née à Philadelphie (Pennsylvanie) le 12 novembre 1929, Grace Kelly est d’ascendance germano-irlandaise :
 
allemande par sa mère, Margaret Majer (1899-1990), née aux Etats-Unis de parents allemands venus s’installer en Amérique, professeur d’éducation physique à l’université de Philadelphie,
 
et irlandaise par son père, John Brendan Kelly, dit Jack Kelly (1889-1960), grand sportif (champion olympique d’aviron aux Jeux Olympiques d’Anvers 1920 et de Paris 1924), un puissant entrepreneur du bâtiment, surnommé le « roi de la brique » grâce à son entreprise « Kelly For Brickwork », fondée en 1919.
 
C’est le père de Jack, John Henry Kelly, qui avait émigré aux Etats-Unis depuis le comté de Mayo, dans l’ouest de l’Irlande, à la fin du XIXe siècle. Peu après son arrivée dans l’Est américain, il fit la connaissance d’une autre immigrante irlandaise, Mary Costello. John Henry travailla dans les usines textiles de la région de Philadelphie. Le couple eut quatre filles et six garçons, dont Jack.
 
Jack et Margaret Kelly, mariés à Philadelphie en 1924, eurent quatre enfants : Margaret (prénom de la mère) surnommée Peggy (1925-1991), John Jr. (1927-1985), Grace Patricia (1929-1982), et Elisabeth, surnommée Lizanne, née en 1933.
 

Grace Kelly, Icône de la Mode.

Après des débuts prometteurs dans la publicité, au théâtre et à la télévision américaine, Grace Kelly a eu une carrière cinématographique aussi courte que brillante, avant son mariage avec le Prince Rainier III de Monaco en avril 1956 : onze films tournés entre 1951 et 1956, dont trois avec Alfred Hitchcock, et un oscar, pour son rôle dans « Une fille de la Province ». Elle a eu la chance de tourner avec les plus grands acteurs, réalisateurs et scénaristes de son temps.
Dans « Fenêtre Sur Cour », sorti à l’été 1954, elle est particulièrement élégante. Deux ans avant son mariage à Monaco, la future Princesse était considérée dans son pays natal comme une icône de la mode : elle figurait sur nombre de listes de personnes les plus élégantes, et était devenue le symbole du style classique américain, puisqu’à l’époque on parlait du look Grace Kelly.
 

Grace de Monaco

Pendant les vingt-six ans passés auprès de son époux le Prince Rainier III, de 1956 jusqu’à sa disparition en 1982, a beaucoup fait pour son nouveau pays. Son rôle et son implication dans le rayonnement international de la Principauté est très important.
Après son mariage, le Prince Rainier III l’a nommée Présidente de la Croix-Rouge Monégasque.
Grace de Monaco a œuvré pour la préservation du patrimoine monégasque, étant très intéressée par les traditions et l’histoire de Monaco. Par exemple, elle s’est occupée en son temps de la préservation et de la restauration de l’Hôtel Hermitage. Elle s’est également préoccupée du Rocher, se prononçant contre l’abattage des oliviers et des figuiers, et incitant les propriétaires à repeindre leurs maisons dans des couleurs pastel, après avoir fait repeindre le Palais Princier en 1981 dans les couleurs que nous lui connaissons aujourd’hui, lesquelles sont devenues petit à petit les couleurs de toute une ville. Elle a fait planter des mimosas sur les falaises entourant le Palais.
 
Elle se rendait souvent au Jardin Exotique, qu’elle aimait beaucoup, où le directeur, Marcel Kroenlein, lui expliquait la croissance des plantes succulentes. Au Palais, elle cultivait les orchidées venues du monde entier, et s’adonnait à l’art du collage, à partir de feuilles et de pétales de fleurs, qu’elle composait à plat et signait des initiales G.P.K. Ces fleurs, elles les récoltait souvent elle-même et les mettait à sécher dans de vieux annuaires téléphoniques… Elle est également à l’origine de la création, en 1968, du Garden Club de Monaco, actuellement présidé par sa fille, S.A.R. la Princesse Caroline, et qui enseigne l’art du bouquet et du jardinage, s’occupe de la décoration florale de la cathédrale pour la fête nationale, et organise le concours de bouquets (arrangements floraux) réservé aux amateurs.
 
Aux côtés de son époux, qu’elle a aidé lors de la présentation du premier Festival International du Cirque, elle est également à l’origine du Festival International de Télévision, créé en 1961, et de la Fondation Princesse-Grace, dont le but est d’aider de jeunes artistes de toutes disciplines à se lancer. Protectrice des arts, elle a fait en sorte que se succèdent, à Monaco, ballets, concerts, représentations théâtrales, salons littéraires, etc. La Princesse Grace a créé également l’Académie de Danse Classique de Monaco, ainsi que le Festival de Ballets et l’A.M.A.D.E, l’Association Mondiale des Amis de l’Enfance.
 
Elle s’est occupée de la restauration du Palais Princier. Elle est intervenue dans le choix du mobilier, des couleurs, d’une foule de détails. C’est son époux le Prince Rainier III qui avait déjà commencé à restaurer un palais vieillissant, où son prédécesseur, son grand-père le Prince Louis II, n’avait vécu que les dernières années de sa vie. Le couple princier a été le premier à vivre au Palais depuis une centaine d’années : il a eu beaucoup à faire ! La Princesse a confié au décorateur américain George Stacey qui avait agencé son appartement new-yorkais, le soin de décorer les appartements privés.
 
Son emploi du temps était en permanence surchargé : elle était membre d’honneur ou présidente de nombreuses organisations monégasques ou internationales pendant vingt-six ans, dans les domaines humanitaire, culturel et médical. Elle fut également membre fondateur de la Leche League, une association créée dans les années 1970 pour encourager l’allaitement maternel. Très attentive à la cause humanitaire, elle s’occupait des personnes défavorisées, de l’enfance malheureuse, donnant des conseils aux jeunes mères et améliorant les conditions d’hospitalisation.
 
Elle a accompagné son époux lors de nombreux voyages officiels et a rencontré cinq papes : Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II.
 
Elle reste dans les mémoires une personne très élégante, en particulier lors des grandes soirées pour lesquelles les grands couturiers l’habillaient : Balenciaga, Grès, Givenchy, Saint-Laurent, Lanvin, et surtout, à partir de 1960, Marc Bohan pour Christian Dior, dont elle fut certainement la meilleure ambassadrice. Elle avait une aura et une élégance qui coupaient le souffle lorsqu’elle arrivait quelque part.
La Princesse Grace portait également des bijoux, offerts par son époux ou prêtés par les grands joailliers dont la maison Cartier.
Alexandre de Paris, le « Figaro des têtes couronnées », fut son coiffeur pendant vingt-cinq ans. Elle l’avait rencontré à la fin du tournage de « High Society » à Hollywood, c’est-à-dire après ses fiançailles.
 
La Princesse Grace est restée et restera dans les mémoires comme un être d’exception, ayant eu dans sa vie deux périodes très différentes : actrice pendant moins de dix ans, Princesse pendant plus d’un quart de siècle. Le cinéma préserve pour toujours son style et sa beauté à l’écran. Elle symbolise l’élégance américaine des années 1950, et un demi-siècle plus tard, son nom est toujours évoqué en matière d’élégance.
 
 
 
 

 
La Dynastie des Grimaldi

  
A Monaco, de nombreuses rues portent un nom de Prince ou de Princesse… A part les Windsor, y a-t-il au monde une famille régnante plus connue ? Les Grimaldi, c’est une formidable épopée qui se déroule sur près de trente générations pendant plus de neuf siècles, avec une foule de personnages plus intéressants les uns que les autres… Et cette famille incarne la Principauté de Monaco et son histoire depuis plus de sept cents ans.
 

D’où viennent les Grimaldi?

A l’origine, les Grimaldi étaient une riche famille génoise dont la fortune reposait sur le commerce maritime, la banque, l’armement, et l’administration de la cité. Grimaldo Canella, le plus ancien des Grimaldi que nous connaissions, était consul de Gênes (c’est-à-dire administrateur de la cité) pendant les premières Croisades. Son père, autre consul génois, Otto Canella, lui avait donné un prénom qui allait devenir le patronyme de ses descendants : Oberto Grimaldi, amiral à la fin du XIIe siècle, puis Grimaldo Grimaldi, membre du Conseil de Gênes au XIIIe siècle, etc.

Les Grimaldi de Gênes faisaient partie de la noblesse de la cité et, à l’époque des conflits entre guelfes et gibelins, ils ont dû fuir Gênes à cause de leur appartenance aux guelfes lorsque les gibelins ont pris le pouvoir. Ils étaient à la recherche d’une nouvelle base pour leurs bateaux et voyaient vraisemblablement en Monaco le meilleur endroit possible. Sur ce rocher, depuis 1215, une forteresse génoise sur le territoire de la Provence était aux mains des gibelins.
 
Le premier Grimaldi à Monaco.
Le 8 janvier 1297, François Grimaldi, dit Malizia et arrière-petit-fils de Grimaldo Grimaldi, déguisé en moine franciscain, se présente à la porte de la forteresse génoise sur le Rocher monégasque pour demander le gîte et le couvert. Une fois admis, avec d’autres moines, il dégaine son épée et le petit groupe se rend maître des lieux.
 
Les Grimaldi, Seigneurs de Monaco
Sur plus de sept siècles, l’histoire de la dynastie monégasque est assez compliquée. Au début, ce sont parfois plusieurs membres de la famille, frères, cousins, qui sont les coseigneurs de Monaco. Chassés plusieurs fois de Monaco, ils y sont toujours revenus, surtout à partir du début du XVe siècle.
Le cousin de François Grimaldi, Rainier Ier, né vers 1267 et mort en 1314, fut amiral de France pendant le règne du Roi Philippe le Bel. Il est considéré comme l’ancêtre de la dynastie des Grimaldi. C’est lui qui reçoit, de la Maison d’Anjou, la seigneurie de Cagnes (aujourd’hui Cagnes-sur-Mer). Parmi les légendes attachées aux Grimaldi, c’est à cette époque qu’il faut placer celle selon laquelle une Flamande aurait prédit à son amant Rainier Ier, qui l’avait rejetée, que jamais un Grimaldi ne serait heureux en mariage…
Après Rainier Ier, son fils Charles Ier achète Menton en 1346, puis Roquebrune en 1355. On le considère comme le premier seigneur de Monaco, même si d’autres historiens reconnaissent ce titre à son petit-fils Jean Ier, Amiral de France.
C’est pendant le règne du fils de Charles Ier, Rainier II, que le Comté de Nice se sépare de la Provence pour se mettre sous la protection du Duché de Savoie en 1388.
 
La succession dynastique des Grimaldi.
Le testament du fils de Rainier II, Jean Ier, a jeté les bases du droit dynastique monégasque avec la pérennité du patronyme et des armoiries des Grimaldi, au milieu du XVe siècle. La succession privilégie les premiers descendants mâles légitimes, mais une aînée Grimaldi légitime peut également succéder à son père si l’homme qu’elle épouse prend légitimement le nom et les armes des Grimaldi, pour que sa descendance continue à porter son patronyme et ses armoiries. C’est ce testament qui a constitué pendant cinq siècles la base du règlement successoral dans la Maison de Monaco.
 
La devise des Grimaldi
Deo Juvante, avec l’aide de Dieu : c’était au Moyen Age l’expression préférée du seigneur de Monaco Lambert Grimaldi (1420-1494). On trouve cette devise chrétienne, dans sa correspondance, en accord avec le fait que le catholicisme est religion officielle à Monaco, dont les Souverains sont Princes « par la grâce de Dieu ». Cette formule est devenue la devise de la Maison de Monaco.
 
Le premier Prince de Monaco
Parmi les Grimaldi qui se succèdent à Monaco, Honoré II reste dans l’histoire comme le premier seigneur de Monaco ayant porté le titre de Prince à partir de 1612, pendant le protectorat espagnol de Monaco. C’est lui également qui signe le traité de Péronne avec Louis XIII en 1641, base des relations franco-monégasques. Le Roi de France lui reconnaît le titre de Prince Souverain Etranger, Duc et Pair de France.
 
Un Prince de Monaco Ambassadeur de France à Rome.
Louis Ier, né en 1642, est le petit-fils d’Honoré II. Le Roi Soleil le nomme Ambassadeur de France à Rome, à l’époque où se pose, en Espagne, le problème de la succession royale. Le Roi de France souhaite placer le Dauphin sur le Trône d’Espagne. Pour obtenir l’accord pontifical, le Roi de France envoie le Prince de Monaco, qui parle italien, auprès du Souverain Pontife. Le Prince de Monaco est allié à quatre familles italiennes, dont certains membres sont cardinaux. Il se fait grandement remarquer lors de son arrivée dans la Cité Eternelle le 27 juin 1700 : un convoi de carrosses, des valets, des soldats. Une légende monégasque affirme qu’il avait fait ferrer tous ses chevaux avec des fers d’argent, retenus par un seul clou, afin qu’ils tombent facilement et que les badauds puissent les ramasser au passage du cortège.
 
Le titre d’Altesse Sérénissime.
C’est au moment du mariage à Versailles entre le fils de Louis Ier, le Prince Antoine Ier avec Marie de Lorraine-Harcourt-Armagnac, en 1688, que les Grimaldi accèdent, pour le Royaume de France, au titre d’«Altesse Sérénissime».
 
Une seule femme a régné sur Monaco.
La fille aînée d’Antoine Ier et de Marie de Lorraine, Louise-Hyppolite Grimaldi, épouse à Paris un noble français, Jacques-François Léonor de Goyon-Matignon, en 1715. Les jeunes mariés vivent à Paris jusqu’à la mort du Prince Antoine Ier, en 1731. Louise-Hyppolite devient Princesse Souveraine de Monaco, mais elle va régner moins d’un an, emportée par une grave maladie, à l’âge de trente-quatre ans. Elle reste dans l’histoire la seule Princesse de Monaco ayant accédé au Trône.
 
La résidence du Premier Ministre français.
A Paris, le couple princier a vécu dans le magnifique hôtel particulier que le Comte de Matignon et père de Jacques a acheté inachevé en 1723, peu de temps avant sa mort. Situé au 57, rue de Varenne, cette luxueuse résidence, l’Hôtel de Matignon, est l’actuelle résidence du Premier Ministre français.
 
La ligne dynastique des Grimaldi est passée deux fois par les femmes.
En 1731, avec Louise-Hyppolite Grimaldi, seule héritière du trône monégasque, qui a épousé Jacques-François de Goyon de Matignon : les Matignon constitueront la troisième branche de la Maison des Grimaldi jusqu’en 1949.
En 1949, avec l’accession au trône du Prince Rainier III, fils de la Princesse Charlotte Grimaldi, et de Pierre de Polignac : les Polignac constitueront la quatrième branche de la Maison des Grimaldi.
 
O Monaco o Monaca.
Le mari de la Princesse Louise-Hyppolite lui succède sous le nom de Jacques Ier Grimaldi, mais le Breton, grand aristocrate français, s’intéresse fort peu à Monaco, n’est pas très aimé des Monégasques et abdique, après seulement deux ans de règne, au profit de son fils Honoré.
Honoré III (1720-1795), né à Paris, épouse, en 1757, Marie-Catherine de Brignole-Sale, d’une riche famille génoise ; on rapporte parfois une anecdote amusante, mais inexacte : la mère de la mariée l’oblige à épouser le Prince, car dans le cas contraire la jeune femme devra se faire sœur : la légende a rapporté la phrase « o Monaco o monaca ! », ce qui signifie : « ou bien tu épouses le Prince de Monaco ou bien tu prends le voile ! »
Pendant la Révolution française, en 1793, Monaco est annexé à la République française. Honoré III reste à Paris, à l’Hôtel de Matignon. Les Grimaldi perdent tous leurs fiefs français, et surtout leurs revenus.
 
Le Prince qui a rencontré Napoléon Ier.
Honoré V (1778-1841), né à Monaco, auquel son père, Honoré IV, malade, transmet le pouvoir quelques années avant de mourir, en 1819, est le Prince de Monaco qui, le 2 mars 1815, rencontre à Cannes (on dit aussi à Golfe-Juan) Napoléon Ier, qui vient de débarquer à Golfe-Juan après s’être enfui de l’Ile d’Elbe.
Où allez-vous, demande l’Empereur. Je vais chez moi, à Monaco, répond le Prince. Et moi aussi, aux Tuileries, répond l’Empereur. C’est ce dialogue que l’histoire a retenu.
 
Le Prince amateur de théâtre
C’est le frère du Prince Honoré V, Tancrède Florestan Ier, né à Paris, passionné de théâtre, qui va lui succéder à l’âge de 56 ans, en 1841, et régner sur Monaco, alors que ce n’était pas son destin, aux côtés de son épouse la Princesse Caroline. A la mort d’Honoré V, Florestan et Caroline ne connaissent pas Monaco ! Ils vivaient jusqu’à lors à Paris. En 1856, le fils de Florestan Ier, qui meurt à Paris, lui succède, sous le nom de Charles III.
 
Le Prince qui a donné son nom à un nouveau quartier.
Charles III reste dans la mémoire des Monégasques celui qui a créé, dans les années 1860, le quartier qui porte son nom, Monte-Carlo, assurant la métamorphose vitale de la Principauté, avec l’ouverture du casino le plus célèbre du monde et la création d’une station de prestige pour le tourisme aristocratique. Durant son règne, il a tout fait pour accroître l’indépendance de Monaco, en particulier sur le plan religieux. Il a créé le drapeau national, les premiers ordres honorifiques, les timbres-poste, a fait construire la cathédrale de Monaco, a créé des représentations diplomatiques dans le monde, etc.
 
Le Prince Savant.
Le Prince Albert Ier succède au Prince Charles III, son père, en 1889, à l’âge de quarante ans.
Précurseur de l’écologie et de la préservation du milieu marin, il a faut progresser l’océanographie dans certains domaines de façon très importante lors de ses 28 campagnes océanographiques entre 1885 et 1915. Il est connu comme un homme de science, un homme d’Etat et, surtout, un homme d’action. Albert Ier s’occupe de la Principauté tout au long de son règne : il crée le Conseil national, révise le code civil, l’organisation judiciaire et promulgue une Constitution en 1911.
Il était également en faveur de la paix dans le monde et, avant la Société des nations et avant l’Organisation des nations unies, il avait fondé en 1903 l’Institut international de la paix, dont le siège se trouvait sur le Rocher de Monaco, à la chapelle de la Paix, à proximité de l’Hôtel du Gouvernement, où reposent aujourd’hui quelques membres de la famille princière n’ayant pas régné. Le Prince Albert Ier s’est éteint à Paris en 1922.
 
Le Prince Soldat.
Succédant à son père, le Prince Albert Ier, le Prince Louis II accède au Trône de Monaco en 1922 et va poursuivre l’œuvre de son père. Pendant les tristes années de la Seconde guerre mondiale, il reste Prince Souverain dans sa Principauté. C’est son petit-fils qui lui succèdera le 9 mai 1949…
 
Le Prince Bâtisseur.
Quand il naît, le 31 mai 1923, à Monaco, Rainier est le premier Prince à voir le jour au Palais depuis le Prince Honoré V en 1778. Rainier Louis Henri Maxence Bertrand Grimaldi est devenu Prince Héréditaire lorsque sa mère, la Princesse Charlotte, a renoncé à ses droits dynastiques en faveur de son fils en 1944, cinq ans avant son avènement. En 1956, son mariage avec l’actrice américaine Grace Kelly a attiré les projecteurs du monde entier sur la Principauté.
Connu et reconnu pour ses grandes qualités humaines, père du Souverain actuel ainsi que de LL.AA.SS. les Princesses Caroline et Stéphanie, le Prince Rainier III a incarné Monaco. Il a tant fait, tant construit, tant lutté pour agrandir son territoire et accroître la souveraineté et l’indépendance de son pays, comme aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait auparavant. Il a su faire d’un tout petit pays un Etat respecté, admiré ou critiqué. Et il a préparé sa succession ! Parmi ses dernières réalisations, il faut citer le Grimaldi Forum (2000), la modification de la Constitution en matière de succession (2002), la digue semi-flottante (2003), et l’adhésion de Monaco au Conseil de l’Europe (2004).
Il a eu un des règnes les plus longs de la dynastie monégasque, avec plus de 55 ans. Seul le Prince Honoré III a régné plus longtemps que lui au XVIIIe siècle : 60 ans, mais sous la tutelle de son père jusqu’en 1739 (54 ans sans la tutelle). Au XVIIe siècle, Honoré II, le premier Prince de Monaco, a régné 48 ans, tandis que Charles Ier, seigneur de Monaco au XIVe siècle, a régné 43 ans sur Monaco. En comparaison, le Prince Louis II, son grand-père, n’a régné que 28 ans, et son arrière-grand-père, le Prince Albert Ier, 32 ans seulement. La longévité du règne du Prince Rainier III est due à la renonciation au trône de sa mère, la Princesse Charlotte.
 
Le Prince du nouveau millénaire.
S.A.S. le Prince Albert II a succédé à son père le 6 avril 2005. Son avènement (le 12 juillet) et son intronisation (le 17 novembre 2005) ont fait l’objet du livre « Albert II », paru aux Editions MC Monaco Culture, et disponible pour un achat en ligne.

Depuis trois ans, il est aux commandes de la Principauté, poursuivant le chemin tracé par ses ancêtres et en particulier ses parents, le Prince Rainier III et la Princesse Grace de Monaco. Outre son action en faveur de l’environnement et de l’humanitaire, il poursuit une politique de grands travaux, en particulier avec la future expansion territoriale de Monaco sur la mer

 Philippe Borsarelli